La cause principale de la baisse des capacités à bien comprendre la parole demeure la presbyacousie. Elle est due à l’usure naturelle des cellules sensorielles de l’oreille avec l’avancée en âge. Elle est l’équivalent de la presbytie pour la vue. Lorsque la presbytie intervient nous portons des lunettes, alors que faire lorsque la presbyacousie se présente à nous ?

A quel âge apparaît la presbyacousie ?

La presbyacousie touche la majorité de la population mondiale. Il s’agit d’un phénomène naturel et universel lié au vieillissement. Ses premiers signes apparaissent autour de 50 ans pour devenir plus significatifs à 65 ans.

Deux études scientifiques et médicales montrent que de ne rien faire s’avère dangereux pour notre santé et notre vie sociale.

Tout d’abord, celle publiée en 2012 par le Pr. Lin, de l’Hôpital John-Hopkins, qui fait état d’une réduction des risques de dépression, de modification dans les comportements sociaux et de déclin cognitif chez les sujets équipés en aides auditives par rapport à ceux dont la perte de l’audition n’a pas été compensée.

Quels effets sur le système nerveux ?

Faits corroborés par le Pr. Hélène Amieva en 2015 après analyse des résultats d’observations auprès d’une cohorte de patients suivis sur une durée de 25 années.

Lorsque bien entendre devient difficile, les 3 fonctions essentielles de l’audition sont perturbées. Il n’est plus possible de s’appuyer sur l’ouïe pour être alerté d’un danger potentiel. Ce qui est source d’un sentiment d’insécurité.

Les conséquences de l’anxiété

Une anxiété diffuse va alors s’installer et rendre moins agréable  la vie dans la rue du fait de moins entendre les voitures, les vélos, les passants ou encore la prise du volant de sa voiture du fait de ne pas entendre les autres voitures, les motos, etc. Le fait de moins bien entendre va aussi affecter la possibilité de comprendre les conversations.

Faire des efforts, faire répéter…

On va faire l’effort de faire répéter puis par honten de ne plus insister. C’est alors que l’on se met à l’écart des autres. Or la plus grande stimulation cognitive provient de la relation sociale. Survient aussi une dégradation de l’image de soi du fait de se sentir « diminué » et d’un sentiment d’impuissance sous-jacent. Cela ne s’arrête pas là. 

Le cerveau moins stimulé

La mauvaise compréhension de la parole va s’accompagner d’un mécanisme d’interprétation des conversations. A fortiori, il peut entraîner une modification de l’équilibre psychologique et créer un fonctionnement paranoïde. Le cerveau va alors être de moins en moins stimulé.

Entretenir une bonne qualité relationnelle

La relation aux autres va devenir pénible et en entendant moins bien, on devient rapidement plus irascible. Cela affecte donc la qualité de la relation émotionnelle à autrui. Il devient aussi difficile de transmettre des émotions.

Comment préserver une qualité de vie sociale et émotionnelle ?

Anxiété, fatigue, dépression, moindre stimulation du cerveau, dégradation des relations… Tous ces effets peuvent être évités.

A ce jour, la seule manière que ces impacts demeurent conjoncturels et ne détériorent ni notre état général de santé ni la qualité de nos relations sociales est de porter des aides auditives tout comme nous portons des lunettes lors de la presbytie, sans pour autant se considérer handicapé sensoriel visuel.